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Si vous prévoyez de planter un arbre dans votre jardin, j’ai préparé pour vous une liste de 10 erreurs à éviter absolument. Ainsi vous mettrez toutes les chances de votre côté pour réussir la plantation de
votre arbre !
Je suis Maud, je suis paysagiste et je vous aide sur les réseaux a avoir un beau jardin.
Sans plus attendre allons-y pour les 10 erreurs quand on plante un arbre !
| ➥ Retrouvez facilement le nom des plantes, les photos, les liens vers mes autres sujets complémentaires dans l’article ci-dessous. ➥ Et laissez votre commentaire en bas de cette page pour me dire ce que vous en avez pensé 🙂 |
Erreur n° 1 : Ne pas faire un trou de plantation assez grand
Une erreur trop fréquente, même chez certains pros : creuser un trou de plantation juste un peu plus grand que la motte. Oui, ça peut marcher… mais vous privez l’arbre d’un bon départ ! Résultat ? Un
enracinement laborieux, une croissance ralentie, et l’arbre résiste moins à la chaleur.
La vraie méthode ? Un trou large et profond : au moins deux fois la hauteur et la largeur du conteneur, voire plus.

Pourquoi ? Parce qu’une terre bien ameublie, bien bêchée, c’est un tapis rouge pour les racines : elles s’étalent plus vite, s’ancrent mieux, et l’arbre pousse plus vigoureusement. Les racines capteront bien mieux la fraîcheur en profondeur pour supporter la sécheresse.


Bref, ne lésinez pas sur le trou. Un peu plus de travail au début, c’est des années de tranquillité et un arbre en pleine forme après !
Erreur n° 2 : planter un arbre non adapté proche des constructions
La première chose à laquelle vous devez faire attention quand vous plantez un arbre c’est que sa variété soit adaptée s’il y a des constructions à proximité.


Certains arbres comme le peuplier, le platane, l’eucalyptus, le figuier… sont a éloigner au maximum des maisons à cause de leurs racines ou leur branches cassantes qui peuvent tomber sur la toiture.
Et dans le cas des piscine, très peu d’arbres peuvent être plantés à proximité à part les palmiers principalement.
Les cerisiers, les pins parasol, les chênes, sont des arbres aux racines de surface capables de
soulever une allée, un dallage.

D’autres arbres comme les saules sont connus pour boucher les canalisations qui passent dans le sol.

Je ne vais pas pouvoir vous faire ici une liste de tous les arbres qu’il existe et des distances à respecter dans chaque cas mais je peux vous conseiller certains arbres pour certains emplacements dans votre jardin.
➥ À LIRE AUSSI : Pour des arbres au système racinaire bien sage vous pourrez aller voir ces 2 sujets :
4 arbres à planter devant une maison sans risques !
4 arbres à planter près d’une terrasse sans risques !
➥ À LIRE AUSSI : Si vous vous inquiétez pour vos tuyaux allez voir mon sujet :
La bonne distance de plantation des tuyaux dans le sol ?
Erreur n° 3 : planter trop près de la clôture
Parfois, l’envie est forte de planter un arbre tout près de la clôture : pour cacher un vis-à-vis gênant, gagner de la place dans un petit jardin, ou limiter l’encombrement au centre du terrain.

Mais attention, même si c’est techniquement possible avec l’accord du voisin, c’est risqué. En France, la loi impose normalement de planter un arbre à au moins 2 mètres de la limite de propriété.
Si votre voisin actuel accepte, rien ne garantit que le suivant fera de même. Un jour, vous pourriez être contraint d’abattre ou de tailler l’arbre à 2 mètre de haut, avec les tracas que ça implique.

Mieux vaut respecter la réglementation dès le départ pour éviter les conflits et les mauvaises surprises.
➥ À LIRE AUSSI : Si le sujet vous intéresse—pour les arbres, les haies et les limites de propriété, j’ai justement consacré un sujet complet à ces règles :
À quelle DISTANCE planter un ARBRE de la clôture ? (la loi en 5min)
Erreur n° 4 : Oublier de tuteurer l’arbre
Planter un arbre, c’est tout un art… et le tuteurage, on y pense pas toujours !
Tous les arbres n’en ont pas besoin : ceux à troncs multiples tiennent naturellement.

En revanche, un arbre à tronc unique et avec feuillage dense là, c’est une autre histoire. Plus le tronc est fin et la ramure lourde, plus le tuteur devient indispensable.


Pourquoi ? D’abord, pour éviter que le vent ne l’arrache. Mais surtout, pour l’aider à s’enraciner.
Sans tuteur, chaque coup de vent fait bouger la motte, retardant l’ancrage des racines. Un bon tuteurage stabilise l’arbre et accélère son installation.

Attention, pas de tuteur à vie ! Après deux ans, retirez-le pour forcer l’arbre à se tenir seul et à renforcer ses racines. Une étape clé pour un arbre solide et autonome.

Erreur n° 5 : Ignorer la taille adulte de l’arbre
L’erreur classique ? Acheter un arbre sur un coup de cœur, sans se renseigner. Pourtant, la première question à poser, c’est : quelle sera sa taille adulte ?
Parce que si vous le laissez pousser sans tailler, il occupera l’espace qu’il veut, pas celui que vous imaginez.


Oui, on peut planter un géant dans un petit jardin et le tailler tous les 2-3 ans pour le maintenir… mais c’est du boulot. Sans compter que certains arbres, comme les cèdres, perdent tout leur charme une fois taillés.
Alors, si vous avez un grand terrain, lancez-vous avec des chênes ou des cèdres.

Mais pour un jardin moyen ou petit, privilégiez les variétés à petit ou moyen développement. Moins d’entretien, plus de plaisir.

Et si vous hésitez, j’ai plein d’idées et de conseils sur le blog pour bien choisir. Parce qu’un arbre, c’est un engagement à long terme !
➥ À LIRE AUSSI : Ces 2 sujets vous permettront de choisir un arbre sans faire d’erreurs :
Un PETIT ARBRE FRUITIER pour petit jardin si charmant !
5 superbes PETITS ARBRES pour petit jardin !
Erreur n° 6 : Se tromper entre un arbre persistant et caduc
Beaucoup pensent qu’un arbre persistant est la meilleure solution pour limiter l’entretien. C’est vrai qu’il y aura un peu moins de feuilles à ramasser mais sachez que les arbres persistant en perdent aussi, toute l’année, juste moins visiblement car elles ne tombent pas à un moment unique.
À moins d’avoir un vrai besoin de cacher un vis-à-vis, un poteau disgracieux, un persistant n’est pas toujours idéal.
Il assombrit le jardin en hiver, alors qu’un arbre caduc dont les feuilles sont tombées laisse passer la
lumière, précieuse en cette saison.


Imaginez : un petit arbre caduc près de la terrasse, de l’ombre l’été et du soleil l’hiver, c’est l’idéal !


Et question esthétique, les persistants, souvent verts foncés, manquent de diversité. Les caducs, eux, offrent des verts variés, des couleurs flamboyantes en automne, et un jardin plus vivant.
Seul cas où le persistant s’impose ? Près d’une piscine, pour éviter l’invasion de feuilles à l’automne. Sinon, sauf besoin spécifique, le caduc a tout pour plaire : lumière, couleurs pour un jardin plus lumineux et vivant !
➥ À LIRE AUSSI : Vous pouvez aller voir ces 2 sujets :
Comment cacher le VIS À VIS d’une FENÊTRE avec un ARBRE ?
4 arbres PARASOL pour faire de l’ombre au JARDIN !
Vous trouverez des idées d’arbres caducs et des persistants !
Erreur n° 7 : Planter à la mauvaise saison
On vous dit souvent qu’un arbre en conteneur peut se planter toute l’année. Techniquement, c’est vrai… mais en plein été, c’est une mauvaise idée !


Vous devrez l’arroser sans relâche, et avec les restrictions d’eau possibles, c’est loin d’être pratique.
Mieux vaut opter pour l’automne, l’hiver (si l’arbre résiste au gel), ou le début du printemps, après les gelées. Comme ça, la nature vous donne un coup de main : la pluie s’occupe d’une partie de l’arrosage, surtout si vous plantez en automne. Résultat ? Moins d’entretien pour vous, et une meilleure reprise pour l’arbre.
Et si vous optez pour un arbre à racines nues, là, c’est encore plus strict : plantation uniquement en automne-hiver. Leur reprise est plus délicate, mais c’est tout à fait faisable si vous respectez les bonnes périodes.

Bref, évitez l’été, et laissez la nature travailler pour vous !
➥ À LIRE AUSSI : En fonction de votre zone climatique, certains arbres plus frileux au gel sont plutôt à planter au printemps. Si vous voulez en savoir plus vous pourrez aller voir mon sujet :
QUAND PLANTER ? 5 erreurs à éviter absolument…
Erreur n° 8 : Ne pas démêler les racines de l’arbre
Quand vous sortez l’arbre de son pot, inspectez bien ses racines ! Si elles tournent en rond (signe qu’il est resté trop longtemps en conteneur) ne le plantez surtout pas comme ça ! Sinon, elles continueront à pousser en cercle dans votre jardin. L’arbre aura un développement médiocre et pourra être arraché par le vent plus facilement.


La solution ? Prenez votre sécateur et agissez sans hésiter : coupez franchement les racines sur les quatre côtés de la motte. Certaines tomberont ? Pas grave, il en a largement assez. Ensuite, démêlez-les à la main pour les libérer.

L’objectif ? Empêcher ce mouvement circulaire et encourager les racines à s’étaler naturellement dans la terre.
Résultat ? Une meilleure reprise et un arbre qui s’installera correctement, sans garder ses mauvaises habitudes de pot.
Un petit effort lors de la plantation, mais ça change tout pour la suite !
Erreur n° 9 : planter l’arbre trop profond dans le sol
L’une des causes majeures de mortalité des arbres ? Les planter trop profond.
Le haut de la motte doit affleurer le sol. Pas question d’enterrer le collet (cette jonction entre racines et tronc) car c’est par là que l’arbre respire. Trop de terre à cet endroit, et c’est la catastrophe : il étouffe, végète, attrape une maladie ou finit par dépérir.

Et attention : si votre trou est bien bêché, la terre va se tasser avec le temps, faisant descendre légèrement la motte de l’arbre. Alors, à la plantation, alignez la motte au niveau du sol.
Un geste simple, mais qui évite des mois de stagnation ou la perte de votre arbre. Respectez ce niveau, et votre plantation aura déjà toutes les chances de son côté !

➥ À LIRE AUSSI : C’est une erreur tellement courante de planter trop profond ! J’en parlais déjà dans un de mes tout premiers sujets :
Les 2 plus grosses ERREURS pourquoi vos plantes MEURENT ?
Erreur n° 10 : ne pas arroser suffisamment votre arbre après sa plantation
Planter un arbre, c’est bien. S’en occuper après, c’est indispensable ! Même si vous avez respecté la bonne période de plantation, votre arbre reste fragile pendant au moins un an.
Son premier été est critique : ses racines ne sont pas assez développées pour affronter la sécheresse.
Alors l’été s’il ne pleut pas, arrosez-le tous les trois jours minimum (voire plus souvent si votre sol est sableux).

Pensez à lui comme à un enfant : il a besoin de vous pour survivre. Mais rassurez-vous, après un an, s’il est adapté à votre sol et à votre climat, il deviendra autonome.

Un peu d’attention maintenant, c’est la clé pour un arbre solide et indépendant plus tard. Ne négligez pas cette première année, c’est là que tout se joue !
Faisiez-vous ces erreurs lors de la plantation d’un arbre ? Avez-vous appris des choses utiles pour réussir la plantation des arbres dans votre jardin ?
Dites-le moi dans les commentaires en bas de page !
A très bientôt 🙂
Merci beaucoup Maud ! Vous m’avez convaincu du choix un arbre à feuilles caduques.
Avec plaisir Nicole, je suis ravie que ce sujet sur les arbres vous soit utile 🙂
Bonjour Maud,
Merci pour votre gentil coucou. Je regarde toujours vos émissions même si j’ai déjà un jardin bien aménagé par un professionnel, je suis déçue car il y a quelques erreurs de comises, comme planter un phormium dans un endroit au nord ,mi -ombre, mi-soleil,ouvert aux vents froids.
J’ai dû le déterrer, il dépérissai.
J’aimerais le remplacer mais je ne sais pas quels petits arbustes ou autres,pourraient accepter cette situation.
Pouvez vous m’aider dans ma recherche, j’aimerais un petit arbuste d’1m de hauteur maximum ,assez large de diamètre,si possible persistant et lumineux,mon jardin est plutôt moderne.
Il est dans un couloir où les vents froids soufflent très fort .
Je vous remercie d’avance pour votre conseil , je sais que je ne serai pas déçue.
Très cordialement
Daniele Decugniet
Bonjour Danièle, merci pour votre message, je vous conseille un Aucuba du Japon 😉
Merci Maude
Maintenant je taillerai un peu dans les racines
Merci Maud pour ces excellents conseils. Donc je vais agrandir un peu plus les trous et mieux aérer les racines, je n’osais pas tailler dans les racines. 👍🙏
Merci pour votre message Christiane, il ne faut pas avoir peur de tailler les racines si besoin quand il y en a beaucoup 🙂
Merci, Maud, pour vos conseils, toujours très pertinents et intéressants. Je les prends en compte quand j’ai besoin. Donc merci encore.
Au plaisir de vous transmettre ma passion Jean-Marie 🙂
Bonjour Maud,
Merci pour tous ces conseils.
Je viens justement d abattre, il y’a une
Semaine, un pin parasol de 20 ans planté un peu trop près de la maison et au bord de mon allée.
Si j avais su 😉
Et pourtant les pins parasol c’est vraiment un bel arbre dans un jardin mais l’idéal c’est de le planter à au moins 3/4m des constructions
Bonjour Maud,
merci pour cette nouvelle vidéo. J’ai planté un saule crevette au printemps 2025 dans un pot 60/60/60 cm. Quelques branches sont toutes noires. Pour quelles raisons?
Le magnolia étoilé en pot aurait besoin d’engrais; quand et lequel; comment procéder?
Merci pour vos conseils.
Bonjour Monique, le sol crevette préfère la mi-ombre et un arrosage régulier mais le sol doit être drainant tout de même ! Engrais à libération lente pour votre magnolia 😉
merci audu, pour ces conseils que je vais suivre attentivement
Merci pour le massage Jean-Marie 🙂
Bonjour Maud, merci pour ces précieux conseils, oui on a tendance à faire les mêmes erreurs, je vais donc suivre attentivement ce que vous avez conseillé.
Au plaisir de vous aider pour le jardin Stephanie !
Merci Maud, bien avoir en tête la taille de l’arbre est très important et c’est bien de le rappeler !!! Les déceptions peuvent être doubles par la suite… trop d’ombre et la tristesse de devoir le tailler trop court voire de l’arracher !!!!
Et oui il est important d’adapter la taille des arbres à la taille de notre jardin
Bon rappel… même si on connait déjà
Super Claude vous avez déjà de bonnes notions de jardinage alors 😉
Merci Maud ,des conseils plus que précieux. Je n’en manque pas un !!
Merci beaucoup pour votre fidélité Roger 🙂